Black Sabbath - Birmingham 2017

  • Date : 2 et 4 février 2017 .

  • Lieu : Genting Arena (Birmingham, au Royaume-Uni)  .

  • Nombre de spectateurs : Les deux concerts de clôture (2 et 4 février) ont rassemblé environ 29  000 personnes au total  .

  • Tournée : The End Tour comprenait 81 concerts répartis à travers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Océanie et l’Amérique du Sud  .

  • Recettes : Environ 84,8 millions $ pour la tournée .

  • Film : Le dernier concert a été filmé : Black Sabbath: The End of the End  .

  • Album : Il a aussi donné lieu à un album live publié sous le titre The End: Live in Birmingham, sorti le 17 novembre 2017  .

Black Sabbath – The End (Birmingham, 2017)

Le 4 février 2017, dans l’enceinte de la Genting Arena de Birmingham, là où tout avait commencé près d’un demi-siècle plus tôt, Black Sabbath mettait un point final à une aventure qui a bouleversé l’histoire de la musique. Ce dernier concert de la tournée The End était une véritable cérémonie de clôture, un rite de passage entre la légende vivante et l’immortalité culturelle. Dès les premières notes de « Black Sabbath », le morceau fondateur de 1970, la tension est palpable. La salle, pleine à craquer — près de 14 500 personnes par date, toutes générations confondues — accueille ses héros dans une atmosphère chargée d’émotion. Ozzy Osbourne, Tony Iommi et Geezer Butler, rejoints par Tommy Clufetos à la batterie et Adam Wakeman aux claviers, livrent une prestation qui oscille entre énergie brute et solennité funèbre. C’est la démonstration d’un groupe qui, malgré les années, conserve l’essence incandescente de ce son sombre et lourd à l’origine du heavy metal.

Setlist

La setlist, pensée comme un testament, embrasse les moments les plus emblématiques de leur discographie. « Fairies Wear Boots », « Snowblind », « War Pigs » et « Iron Man » rappellent à quel point la musique du quatuor a façonné l’imaginaire collectif, de la contestation politique au fantastique gothique. Chaque riff d’Iommi semble taillé dans le granit, chaque ligne de basse de Butler résonne comme une colonne vertébrale tellurique, et la voix d’Ozzy, certes marquée par le temps, conserve cette aura incantatoire qui a toujours su hypnotiser les foules.

Emotion

Ce qui frappe, au-delà de la virtuosité, c’est le climat émotionnel. Les regards complices échangés sur scène, l’enthousiasme presque juvénile d’Ozzy lorsqu’il harangue la foule, la gravité d’Iommi, survivant à la maladie et gardien du temple : tout cela compose une dramaturgie qui dépasse le simple concert. C’est la fin d’une ère, mais c’est aussi une célébration de la survie. Black Sabbath, groupe né dans les brumes industrielles de Birmingham à la fin des années 1960, a inventé un langage sonore repris, détourné, amplifié par des générations entières de musiciens.

Film & Album

Le documentaire The End of the End et l’album live The End: Live in Birmingham fixent sur pellicule et sur disque cette soirée d’exception. Pourtant, pour les spectateurs présents ce soir-là, rien ne pouvait égaler la force immédiate de l’instant : la communion entre un public qui sait dire adieu et des musiciens qui savent que leur héritage est désormais scellé.

The end

En définitive, The End n’était pas qu’un concert de clôture. C’était une apothéose, une manière de rappeler que l’histoire du rock ne s’écrit pas seulement dans les studios ou dans les classements, mais dans ces instants collectifs où la musique devient mémoire. Black Sabbath s’est retiré avec grandeur, laissant derrière lui non pas un vide, mais un socle sur lequel repose une bonne partie de la culture musicale contemporaine. Le sablier est retourné, mais l’écho de ce dernier riff à Birmingham résonnera longtemps.

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